La digitalisation de la société mauricienne : une opportunité pour l’image des marques

Digitalisation vs communication digitale à Maurice

4 heures de connexion moyenne par Mauricien, plus de 60% de la population connectée aux réseaux sociaux… A l’heure où l’on commence à peine à parler de communication digitale, la digitalisation de la société mauricienne semble s’être accomplie de facto, dans la rue, comme à l’insu des leaders ou faiseurs d’opinion. Alors même que la plupart des médias et agences de publicité continuent de concentrer l’immense majorité de ses efforts sur les médias traditionnels, au demeurant fort appréciés des Mauriciens, l’étude publiée par TNS Global sur la digitalisation du marché mauricien dessine le profil d’un consommateur connecté, plutôt prodigue d’engagement social et réceptif au contenu de marque. Bref, une cible de choix pour les marques et les agences, qui ne pourront plus choisir de l’ignorer.

Mobile first : La communication digitale à Maurice passera par le mobile

Avec un taux d’équipement à Internet relativement faible par rapport à la moyenne mondiale, à pondérer au regard d’un taux particulièrement élevé de connexion Internet, le marché mauricien est d’abord centré sur le mobile. Equipement phare des profils dits ‘’fonctionnels’’, c’est-à-dire pourvu d’un accès limité à l’équipement Internet, comme des influenceurs aisés, ce dernier mobilise le consommateur mauricien pendant deux heures au cours de la journée. Concrètement, les habitants de l’île sont presque 50% à posséder un Smartphone, et passent plus de temps sur leur téléphone que devant la télévision…

Une diversification de l’accessibilité aux vecteurs de communication qui n’est pas sans conséquence sur l’attention portée aux médias traditionnellement exploités dans le circuit publicitaire, qu’il s’agisse de la presse écrite, de la radio ou de la télévision. Il est (presque) loin le temps où cette dernière mobilisait l’attention exclusive du début de soirée dans une unanime consomption, tant il est vrai que la multiplication de moyens de communication utilisés de façon concomitante (tablette, ordinateur, mobile et réseaux sociaux)  influe désormais sur la distraction générale du consommateur potentiel. Certes, le déjeuner et le dîner restent des moments propices au recueillement devant la grand-messe télévisuelle, mais dans l’intervalle, au cœur de la journée, d’autres media, plus informels, ont d’ores et déjà fait leur place.

Le nouvel agenda des marques : communication digitale, stratégies cross canal pour capter l’attention du consommateur au fil de la journée

Selon l’étude réalisée par TNS Analyse, si la matinée et la soirée restent des temps consacrés aux médias traditionnels, en journée, les outils digitaux ont déjà largement pris le relais, entre visites presque continues aux réseaux sociaux, recherche sur Internet et visionnage de vidéos en ligne. Avec la digitalisation, c’est tout le calendrier d’attention médiatique qui se trouve bouleversé, avec à la clé l’émergence d’opportunités presque infinies aux audacieux qui, les premiers, sauront mettre en œuvre des campagnes de communication multiplateformes, incluant les médias digitaux chéris des Mauriciens que sont Facebook, You tube, ou encore les VOIP comme Skype ou Viber. Qui, du reste, pourrait dorénavant mésestimer l’impact du digital sur les stratégies de communication mauriciennes, à l’heure où la combinaison vidéos et réseaux sociaux (Facebook en tête) permet à elle seule de toucher plus de 60% de la population tout âge confondu, à l’heure où la seule présence sur les réseaux sociaux garantit de toucher plus de la moitié de la population ? Il ne s’agit pas tant en effet de vouloir substituer à une stratégie publicitaire traditionnelle payante une nouvelle Communication digitale surgie du néant que de considérer objectivement la complémentarité fructueuse des différents vecteurs à visée publicitaire.

Des internautes prodigues d’engagement social… mais encore peu de consommation

 Non sans une légitime pondération, toutefois. A Maurice, au contraire des marchés américains ou européens, l’e-commerce reste aussi balbutiant que l’influence directe de l’émulation digitale sur le processus d’achat. Intéressé par le gain  de temps et d’argent que représente l’achat connecté, mais encore freiné par des considérations émotionnelles relevant de son goût pour la convivialité liée au shopping ou d’un certain déficit de confiance face aux plateformes d’achat, l’Internaute mauricien reste relativement réticent à l’achat en ligne, de même qu’il continue de privilégier les circuits informels et l’approche externe dans sa prise de décision avant l’acte d’achat. La prise d’information sur Internet n’influe encore que très partiellement le passage à l’achat du consommateur.

Dans cette mesure, qu’escompter, donc, concrètement, en termes de retombées pour les marques ? La réponse est simple, et ne se résume pas à une simple forfanterie : tout le reste. Tout le reste, c’est-à-dire l’implication active dans un processus de reconnaissance de la notoriété d’une identité de marque, l’engagement bienveillant des Mauriciens dans la stratégie de marques dont ils apprécient sans détour de découvrir le contenu exclusif sur leurs médias de prédilection. Car les Mauriciens, en particuliers ces jeunes consommateurs aisés, influenceurs de la société mauricienne, bien souvent marqués par l’influence internationale, qui se sont emparé des usages et nouvelles technologies comme d’autant de signes de reconnaissance sociale, sont 49% à s’engager pour leurs marques favorites, soit près de 10 points de plus que les Internautes du web mondial. Prodigues de leur attachement social, ces derniers interagissent avec leurs enseignes favorites sans retenue, lisent leurs mails, attendent et suivent leurs contenus, s’en faisant les principaux auto-prescripteurs consentants… tout au moins sur les plateformes internationales où ces dernières se trouvent représentées.

L’histoire dira avec quel engouement ils relaieront les initiatives locales de communication digitale qui ne manqueront bientôt plus de voir le jour.

Source: TNS Analysis

 

 

Leader vs Fonctionnel 2 visages du consommateur connecté à Maurice

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